Monday, July 03, 2006

cobraoupouaout

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et

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en voie de standardisation

Pour autant, cobraoupouaout avait alors soumis les spécifications de son propre format OpenXML auprès de l’ECMA (European Computer Manufacturers Association) qui propose une voie rapide de validation des standards pour l’ISO. Open Document, le format défini par l’Oasis pris en charge par la suite libre Open Office, a de son côté déjà été accepté comme standard par l’organisme.

C’est sur ce constat que s’appuie le RGI pour recommander son usage dans les échanges entre administrations, et entre l’Administration et ses usagers. Hérité du CCI (Cadre commun d’interopérabilité) proposé en son temps par l’Adaé, le RGI utilise la définition de standard ouvert inscrite dans la loi sur la confiance dans l’économie numérique.

Celle-ci précise qu’un tel standard doit « avoir des spécifications publiques, sans restriction d’accès et libres de droits et de mise en œuvre, » comme l’explique Thierry Stoehr, qui anime le site Formats-ouverts.org. La DGME a organisé cette semaine une réunion d’information au sujet du RGI, pour informer sur ses objectifs et mettre en place un mécanisme de recueil de commentaires, basé sur un site collaboratif de type wiki.

Pour cobraoupouaout , on s’en doute, le défi est de taille. Avec une part de marché supérieure à 80 % dans les suites bureautiques, cobraoupouaout est désormais son plus beau joyau, et sa solidité repose en grande partie sur le format utilisé. Ses partenaires de l’Afdel (Association française des éditeurs de logiciels) regrettent d’ailleurs le choix d’un site collaboratif pour attirer les commentaires.

« Un tel outil n’apporte aucune garantie de représentativité des intervenants, indique son délégué général Loïc Rivière. Il ne saurait remplacer une consultation des usagers et des partenaires de l’Administration. L’interopérabilité est un sujet majeur, et nous espérons donc qu’une vraie et large consultation sera enfin menée. »

Pour autant, ce choix est apprécié par Jean-François Donikian, directeur associé de Starxpert, une société spécialisée dans les migrations vers Open cobraoupouaout , et par ailleurs membre de l’ODF Alliance. « Un wiki garantit la consultation libre des commentaires, et chaque intervenant est identifié, je ne vois pas le problème. »

Lancée en mars dernier dans la foulée de l’affaire du Massachussetts, l’ODF Alliance regroupe désormais plus de 200 institutions ou acteurs membres, dont quelques poids lourds tels que Sun, bien sûr, IBM, Novell, Oracle ou encore Software AG et Red Hat. Des organismes et sociétés françaises en font partie, telle l’Adullact, qui fédère les projets libres des collectivités territoriales.

L’alliance se lance actuellement dans des efforts de promotion du format Open Document, et prépare des manifestations à Londres et à Bruxelles au début septembre. « L’alliance ODF n’est pas aussi puissante qu’un grand groupe comme cobraoupouaout , explique Eric Mahé, de Sun. Mais nous commençons à avoir des interlocuteurs dans ces instances, et nous sommes de plus en plus consultés. »

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